Pascale, bénévole pour Neurogel

Pascale est bénévole à Neurogel en Marche et elle se bat avec toute l’association pour aboutir à cet espoir : revoir son fils remarcher un jour. Pascale, nous raconte son histoire et son action au sein de l’association. Lire son histoire, c’est aussi comprendre Neurogel et comprendre, qu’ensemble, on va y arriver. Laissez vous porter par le mots de Pascale.

Je m’appelle Pascale et j’ai 56 ans (quoi ? déjà ?!). J’habite Nantes où je travaille à la boutique des Machines de l’Île (vous connaissez peut-être notre bel éléphant). Parallèlement, j’anime des ateliers d’écriture.
J’aime l’écriture, la lecture, le cinéma, la randonnée, la tarte au citron, le gâteau nantais (si vous venez à Nantes, promis, je vous en fais un !).
Et je suis la très heureuse maman de trois grands enfants : Camille, 29 ans – Adrien, 27 ans – Noémie, 24 ans.

Ma rencontre brutale avec la tétraplégie

10 août 2015. 6H15.
Il y a des dates, il y a des heures qui marquent notre frise de vie.
Mon fils Adrien est passager avant d’une voiture conduite par son ami.
Ils roulent sur une petite route, de retour d’une nuit de fête.
6H15. Adrien dort. Son ami, fatigue et brouillard.
L’accident.
Et soudain, un nouveau mot dans notre dictionnaire : tétraplégie.
Coup de tonnerre.
On se dit qu’on ne s’en relèvera pas.

Et puis la rééducation

À la vie. Aux changements.
Pour Adrien, c’est réapprendre son corps. C’est être fier de chaque nouveau geste, chaque nouveau mouvement (encore si évidents juste quelques semaines plus tôt). C’est apprendre le fauteuil. C’est se battre chaque jour. C’est pleurer, aussi.
Pour moi, maman, c’est réapprendre mon fils. C’est être fière de chacun de ses progrès, de sa volonté. C’est chambouler toutes mes certitudes, toutes mes habitudes. C’est me battre chaque jour. C’est pleurer, aussi.

Et puis Neurogel

Les premiers jours, je cherche des réponses sur internet. La tétraplégie, c’est quoi exactement ? Ça suppose quelles altérations physiques, en plus de celles bien visibles de la perte de mobilité des jambes, des mains ?
Et puis toutes ces réponses qui font peur.
J’arrête de taper « tétraplégie » dans les moteurs de recherche.
Et puis un jour, j’y retourne. Mais j’ajoute des mots-clés : recherche, recherches médicales, réparation de la moelle épinière, avancées.
Et puis Neurogel.
Je lis. Je me dis « Voilà, j’ai trouvé. Il y a des personnes qui cherchent, se battent, trouvent, avancent. »
Je contacte Fred, le webmaster, qui me contacte à Yolande de la région de Bordeaux et ses conseils avisés. Fred qui me contacte à Sylvie et à Murielle pour les aider à animer la page Facebook (je pourrais mieux faire !).
Et puis quelques actions au profit de Neurogel :
– des ateliers d’écriture,
– une soirée apéro-lecture,
– les Boucles du Cœur au Carrefour Market Feydeau de Nantes.
Et puis des amis qui me glissent des chèques que j’envoie à Gérard, le trésorier.
Et puis des projets d’actions mais pas toujours le temps, l’énergie. Alors je rêve d’avoir des amis Neurogel à Nantes et ensemble avancer…

Et puis l’Espoir

Ce formidable mouvement Neurogel et les opérations en Chine.
C’est juste incroyable et j’aimerais tellement que chacun ait conscience de cette avancée fantastique que nous sommes en train de vivre. Que chacun comprenne que remarcher, pour les tétraplégiques et les paraplégiques, n’est plus une utopie. Que le mouvement s’amplifie.
Alors, rejoignez-nous. Mettez en place des actions pour récolter les fonds dont nous avons besoin. C’est la somme de celles-ci qui fera aboutir la grande action Neurogel.

Espérer, écouter, entendre et entreprendre.
Savourer l’espoir, lever sa main, la tendre.
Projeter ses rêves et donner sans reprendre.
Ouvrir les portes de l’espoir, sans attendre.
Imaginer le sentier où ensemble, si bon nous semble,
Retrouverons courage sans qu’aucun d’entre nous ne tremble.

Poème écrit par ma Maman, au cours d’un atelier d’écriture au profit de Neurogel

ESPOIR pour Virginie, Benjamin, les 2 Adrien et tous les autres.