Neurogel

Notre histoire

La "saga" du NEUROGEL™ est à la fois significative, triste et enthousiasmante.

Triste parce qu’elle aurait pu déboucher beaucoup plus rapidement.
Enthousiasmante car, en dépit d’obstacles incroyables, les avancées n’ont jamais cessé et s’accélèrent aujourd’hui.
 

LA DÉCOUVERTE

En 1994, le Professeur Stéphane WOERLY de l’Université de Laval au Québec découvre un hydrogel qu’il teste déjà avec succès sur des rats. Il crée alors son entreprise de biotechnologie. Il obtient un prix et intéresse immédiatement la Banque fédérale de Développement du Canada (BDC) et SOFINOV, une émanation de la Caisse de Dépôt et de Placement (CDP). L’argent afflue, l’équipe de recherche est constituée et les publications scientifiques voient le jour. Les médias relaient l’information et le brevet est déposé en 1997.

UN CONFLIT ENTRE ACTIONNAIRES

S’ensuit alors une invraisemblable lutte de pouvoir entre le Professeur et ses actionnaires qui souhaitaient introduire et imposer un groupe pharmaceutique dans l’opération. Pris en défaut de financement au Canada, le Professeur cherche alors d’autres partenaires, notamment en France avec l’appui de l’association des paralysés réunie autour de lui.

CONCURRENCE AVEC LES AUTRES VOIES THERAPEUTIQUES

Le conflit se déplace et prend la forme d’une rivalité avec d’autres organismes de recherche qui voient d’un mauvais oeil l’arrivée d’une concurrence potentielle. En effet, la découverte du professeur Woerly a ouvert la voie d’une nouvelle approche thérapeutique pour la réparation des lésions médullaires. Or le monde de la recherche sur la moelle épinière a toujours souffert d’un grave manque de financement et la concurrence entre chercheurs est féroce pour récolter les subventions. 

DES ERREURS DE COMMUNICATION

Convaincu du potentiel énorme de sa découverte, le professeur Woerly a fait l'erreur de communiquer sur son invention auprès de la communauté des blessés médullaires pour se financer plus rapidement avant même d’avoir terminé la rédaction de ses publications scientifiques..

Pourtant cette décision risquée s'explique:  Sur la base de deux rapports précliniques, le professeur Woerly avait déjà obtenu des autorités sanitaires le feu vert pour un essai clinique. A quoi bon perdre son temps à publier auprès de la communauté scientifique sur un produit fini et déjà validé par les autorités sanitaires?

Mais des chercheurs travaillant sur les voies thérapeutiques concurrentes ne lui pardonneront jamais et s’appuieront sur un manque de publication pour décrédibiliser ses travaux. 

DESACCORD STRATEGIQUE

Malgré toutes ces embûches, l’APF (Association des Paralysés de France) soutient dans ses publications l’approche NEUROGEL™. Cependant l’argent manque pour avancer vers les essais cliniques. Au bord du dépôt de bilan, le Professeur accepte à contrecoeur un contrat exclusif avec le groupe pharmaceutique DEBIOPHARM. Cependant, il était écrit que le Professeur Stéphane WOERLY ne pourrait jamais accepter d’alliance ; souhaitant à tout prix monter son propre laboratoire, il se fâche avec son nouveau partenaire.

UNE DECISION DE JUSTICE

Ce dernier rebondissement scelle la sortie du Professeur en tant que leader du projet. Une décision de justice va donner à l’Association « NeuroGel en Marche » la propriété du brevet et de son exploitation. Après un ultime combat politique avec son Président de l’époque, l’Association peut enfin, en 2007, redémarrer le projet avec une nouvelle équipe de recherche.
 

 

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